Chenilles processionnaires

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Les chenilles processionnaires

Si certaines chenilles sont inoffensives, la chenille processionnaire et la pyrale du buis causent de nombreux dégâts pour l’environnement mais aussi pour l’homme et les animaux.
Entre février et mai, en fonction des conditions météorologiques, les chenilles processionnaires sortent de leur cocons en file indienne et descendent des arbres pour aller s’enfouir dans le sol, à quelques centimètres de la surface : c'est la procession finale.

Il est important de savoir identifier ces chenilles nuisibles et de vous informer des risques qu'elles représentent afin de s'en protéger.

Comment les reconnaître ?

La chenille processionnaire est une chenille poilue, marron orangée et à tête noire. Elle s’attaque notamment aux pins pour se nourrir, entraînant une défoliation de l’arbre et ainsi son affaiblissement. Son venin, contenu dans ses poils, cause des démangeaisons et des réactions allergiques sérieuses chez l’homme mais aussi chez les animaux.

La pyrale du buis est une chenille verte a tête noire et avec des stries vert foncé. Ces chenilles deviennent ensuite des papillons de couleur blanche et brune qui volent à proximité des buis à la nuit tombée. Contrairement à la chenille processionnaire, la pyrale du buis n’est pas urticante et est sans danger pour l’homme et les animaux. Elle ne s’attaque qu’aux feuilles de buis pour se nourrir. 

Quels sont les risques ? 

Outre les risques pour l'environnement, les chenilles processionnaires peuvent être dangereuses pour notre santé et celle des animaux.
Actuellement dans les herbes et sur nos aires de jeux , les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils qui, dispersés par le vent ou par nous même (lors de la tonte de pelouse par exemple) peuvent provoquer une irritation engendrant des démangeaisons très vives : 

  • en cas de contact avec les yeux : conjonctivite après quelques heures.
  • en cas de contact par inhalation : irritation des voies respiratoires, éternuments, maux de gorge, difficultés à déglutir et parfois des difficultés respiratoires.
  • en cas d'ingestion : inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins.

Les animaux qui lèchent ou touchent avec leur museau les chenilles processionnaires vivantes, mortes ou bien des restant de nid, peuvent souffrir de divers symptômes : ils se mettent à baver, leur langue gonfle... Une action rapide du vétérinaire est vitale.

Comment lutter ? 

Des solutions existent pour lutter contre la propagation de ces espèces nuisibles et sont à renouveler chaque année :

  • Lutte mécanique : couper les branches des arbres touchés, élimination des pupes en hiver, brûler les nids en veillant à bien se protéger (voies respiratoires, yeux) ou en faisant appel à un professionnel...
  • Lutte biologique : traitement à insecticide biologique, implantation de prédateurs aux chenilles comme les mésanges ou les moineaux à l'aide de nichoirs et de mangeoires à proximité des pins...
  • Lutte chimique : traitement avec des matières actives
  • Mise en place de pièges : disposer des bandes de glu en anneau autour du pin infecté afin d'empêcher les chenilles de traverser, éco-pièges, pièges à phéromones pour les papillons en période estivale... Tous ces systèmes de capture des chenilles sont disponibles dans le commerce.


Eco-piège à chenilles processionnaires

Retrouvez toutes les solutions de lutte en téléchargeant le récapitulatif de la conférence organisée en février dernier par Philippe Beuste et Adeline Renier, spécialistes du domaine.

N’oubliez pas de faire passer le mot : ce n’est qu’ensemble que nous parviendrons à lutter et à préserver notre environnement des chenilles ravageuses !

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